J'ai peur... oui j'ai peur de perdre l'être le plus cher que j'aime, de la voir partir, s'éloigner... Je lui ai tout donné, sans retenue, sans appréhension, ni doute, sachant que plus tard cette personne que j'aime plus que tout au monde risque d'oublier presque tout ce que nous avons vécu ensemble. Que les attentions, les gestes d'amour, s'effacent de sa mémoire et que la nature qui a horreur du vide comble un jour ces oublis par des reproches et des regrets. Oubliera t'elle quand je me levais au milieu de la nuit quand cet être aimé avait soif, ou simplement faisait un cauchemar, les nuits blanches quand elle était malade ? Quand chaque matin je préparais son petit déjeuner et que je veillais à occuper ses journées, à la divertir, à lui lire des histoires quand elle s'ennuyait, lui chanter des chansons, à sortir parce qu'il lui fallait prendre l'air, même quand le froid était glacial. Se souviendra t'elle que malgré ma fatigue, j'allais m'asseoir au pied de son lit pour rassurer ses peurs, lui parler d'un avenir qu'elle vivra forcément loin de moi ?
Cet amour que je viens de d'écrire c'est celui que je porte à ma fille chérie, Laura, l'amour d'une mère à l'égard de son enfant, à l'égard de ma fille que j'aime plus que tout. Combien de jours et de nuits passées à te veiller, à guetter le moindre danger qui te menaçait, à te protéger, à te regarder, à t'aider à grandir, à sécher tes larmes, à te faire rire ? Combien de mots répétés, de temps consacré. Et pourtant... à quel âge remonte ton premier souvenirs d'enfance ?
Imagine tu à quel point il faut aimer pour apprendre à ne vivre que pour toi, sachant que tu oublieras tout de tes premières années, que celles à venir souffriront de ce que nous n'auront pas bien fait, et qu'un jour viendra, inévitablement, ou tu quitteras le foyer, fière de ta liberté.
Sais- tu comme on a mal de vivre le jour où nos enfants s'en vont ? As-tu imaginé le goût de cette rupture ? Moi oui, et je serais là bête à te regarder partir sur le pas de ma porte, à me convaincre qu'il le faut... que c'est un envol nécessaire. La porte refermée, il faut réapprendre à vivre, à meubler les pièces vides, à ne plus guetter ton retour. Il faudra chercher le sommeil, en vain puisque tu ne rentreras plus... Tu vois ça ne sera pas facile du tout pour moi, pourtant aucune mère n'en tire un bénéfice. C'est cela aimer et je n'ai pas d'autre choix puisque je t'aime. Ne m'en veux pas, mais surtout ne m'abandonne jamais, je t'aime trop chérie.
Cet amour que je viens de d'écrire c'est celui que je porte à ma fille chérie, Laura, l'amour d'une mère à l'égard de son enfant, à l'égard de ma fille que j'aime plus que tout. Combien de jours et de nuits passées à te veiller, à guetter le moindre danger qui te menaçait, à te protéger, à te regarder, à t'aider à grandir, à sécher tes larmes, à te faire rire ? Combien de mots répétés, de temps consacré. Et pourtant... à quel âge remonte ton premier souvenirs d'enfance ?
Imagine tu à quel point il faut aimer pour apprendre à ne vivre que pour toi, sachant que tu oublieras tout de tes premières années, que celles à venir souffriront de ce que nous n'auront pas bien fait, et qu'un jour viendra, inévitablement, ou tu quitteras le foyer, fière de ta liberté.
Sais- tu comme on a mal de vivre le jour où nos enfants s'en vont ? As-tu imaginé le goût de cette rupture ? Moi oui, et je serais là bête à te regarder partir sur le pas de ma porte, à me convaincre qu'il le faut... que c'est un envol nécessaire. La porte refermée, il faut réapprendre à vivre, à meubler les pièces vides, à ne plus guetter ton retour. Il faudra chercher le sommeil, en vain puisque tu ne rentreras plus... Tu vois ça ne sera pas facile du tout pour moi, pourtant aucune mère n'en tire un bénéfice. C'est cela aimer et je n'ai pas d'autre choix puisque je t'aime. Ne m'en veux pas, mais surtout ne m'abandonne jamais, je t'aime trop chérie.




